Construire une référentialité complexe dans les interactions interspécifiques : entre incarnation et biosémiotique

Description

Construing Complex Referentiality in Interspecies Interaction:
Embodiment and Biosemiotics –  Peltola, R.; Grandgeorge, M.

Résumé  de Marine Grandgeorge  – Dans cette nouvelle étude, nous avons observé comment des enfants âgés de 6 à 12 ans interagissent avec leurs chats et chiens à la maison. Grâce à 19 vidéos enregistrées dans un contexte naturel, nous avons étudié la façon dont les enfants s’adressent à leurs animaux et comment ils utilisent le langage.

Quelques découvertes intéressantes :Les enfants parlent plus souvent aux chiens qu’aux chats, et ils parlent davantage quand ils jouent.Comme chez les adultes, le langage utilisé avec les animaux est souvent simplifié sur le plan syntaxique, avec des phrases courtes.Mais attention : même si les phrases sont simples, le sens et la complexité des idées peuvent rester riches. Par exemple, dans des jeux avec leur chien, les enfants créent des relations complexes entre les objets et les actions, et les chiens participent activement à ces échanges, en choisissant ou en réagissant aux alternatives proposées par l’enfant.

Les enfants savent même adapter leur communication pour expliquer ou localiser quelque chose qui n’est pas là, montrant qu’ils comprennent que leur animal vit dans un “monde semiotique” différent.

En résumé : la syntaxe est simplifiée, mais les idées restent riches et deviennent partie intégrante du jeu. Ces échanges révèlent une forme fascinante de coopération et de compréhension inter-espèces dès le plus jeune âge.

Voi article en anglais : https://doi.org/10.3390/ani15233430

Mots clés : Animal de compagnie, Relation Enfant/animal, Langage, Interaction interspécifique, Jeu entre l’enfant et l’animal, Incarnation, Biosémiotique, Référentialité, Sémantique complexe

Informations complémentaires

Auteur

Rea Peltola, Marine Grandgeorge

Collection

Animals

Cote

2025, 15,3430

Date de publication

Novembre 2025